Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 13:34

Banlieue : Entre attachement... et désarroi

Vision d'un « banlieusard ».

 

Entre deux patrouilles de camion de CRS, j'ai eu l'idée d'écrire un article sur ce qui est le plus près de moi : ma cité. J'avais envie de revenir sur « notre » situation, notre situation de relégation sociale où l'écart avec la société formelle ne cesse de s'accroitre.

La rédaction de cette article relève d'une volonté, d'une part, de montrer un autre visage des cités, autres que l'image de la délinquance omniprésente, afin que vous pussiez la voir d'une autre manière. Et d'autre part, d'une envie personnelle afin de dénoncer nos conditions d'existences. J'essayerai d'être le plus objectif possible, du moins j'essayerai de faire plaisir à Durhkeim, lui qui veut que le sociologue étudie son objet d'étude comme le scientifique étudie les atomes.1

On est les porteurs d'un stigmate qui nous exclus, par le simple fait d'habiter une cité.

Une situation qu'on ne devrait plus accepter (dont les évènements de 2005 peuvent traduire de cette saturation). Mais que sait t- ont réellement des cités ? Je ne prétends pas du tout éclaircir la vision sur les cités, c'est simplement un constat. Pourtant les travaux sociologiques ont été assez nombreux, dont Cœur de Banlieuede D. Lepoutre, qui a réalisé une enquête ethnographique au 4000 à la Courneuve en s'y installant et en y enseignant. Mais, c'est là que mon article n'a aucune prétention et aucune valeur scientifique, il est le fruit de mon envie de vous faire découvrir ma vision de ce que représentent les cités pour un habitant de cité.

Mon article relève un peu de l'ethnographie puisqu'il sera basé sur mon expérience, des choses que j'ai vues, entendues... 

 

J'habite dans un grand ensemble de région Parisienne, du « 9-3 » -comme les médias aime l'appeler- de 8000 habitants, autant dire dans la norme des cités de Seine-Saint-Denis. Mais il y a une chose qui me tracasse énormément. Dès que je regarde le 93 que ce soit par les vitres du RER, ou au 6ème étages d'un bâtiment de ma cité, j'observe que ce département est composé presque quede cités, on ne voit, à l'horizon, que des barres et des immeubles2. Cela relève donc d'une volonté du gouvernement de tout rassembler en un département, mais pourquoi se plaignent t-ils alors ? Ils sont à l'origine de notre communautarisme, de notre exclusion.

Et la définition de ce qu'est une cité par ceux qui y habitent témoigne bien de cela. Pour moi, la cité se caractérise par l'ambivalence. Par un paradoxe flagrant, une situation d'attachement-détachement. Une citation d'un rappeur : Médine, peut-être que cela me discréditera, témoigne de ma définition de la cité :Banlieue, cité de pierre qui oppresse, une prison de tour à qui je témoigne de la tendresse. Cette citation témoigne bien de l'ambivalence envers la cité. On la sait responsable de notre exclusion, responsable de nos maux,mais paradoxalement, elle constitue un « support majeur de l'identité adolescente » pour reprendre Lepoutre. En effet, on a grandi là, de l'enfance, à l'adolescence, personnellement cela fait 19 ans que j'y habite, depuis ma naissance. On a développé envers elle un attachement. Mais d'un autre côté, on espère la quitter la plus vite possible, mais il se révèle qu'elle revient toujours à nous... En témoigne des exemples à la pelle de personnes habitant ma cité et qui désormais subissent une interdiction pénale de fréquenter le 93, sous le coup d'une condamnation pénale. Pourtant, l'appel de la cité est plus fort, l'attachement est plus fort... Je pense que l'attachement prévaut sur le détachement. Ces personnes reviennent tout de même à la cité alors qu’elles connaissent les risques encourus si elles se font arrêtées. C’est ce que me disait Faouzi3 : La cité, c’est une grande famille, même si j’ai envie de me casser au plus vite, la vie j’y pense tout le temps !  Pour moi la cité représente non pas la délinquance mais la solidarité. On crée des liens incontestablement cela se ressent dans notre manière de vivre. La cité c’est une instance socialisatrice à part entière au même titre que la famille ou l’école. On y apprend des valeurs comme le respect. Je pense que le respect est la plus grande valeur apprise dans les cités. On se doit de respecter les « grands », si on croise des grands et qu’on ne leur sert pas la main, cela est considéré comme un manque de respect. De plus, on apprend à respecter les mères, on aide les mères des amies à porter les courses etc… Par ailleurs, on est entièrement conditionné par cette dernière, elle influe sur nos comportements, notre manière de parler, de s’habiller… Cependant, c’est cela qui nous discrédite. En effet, rejeté par la société on cherche donc à se démarquer de celle-ci mais cette démarcation scelle notre sort puisqu’elle nous renferme dans la cité, entre nous, dans cet « entre soi » social et spatial qui caractérise tant les cités. J’ai tendance à être pessimiste concernant l’avenir des cités. En effet, je pense que pour un véritable changement, il faut déjà un changement consentis de la part des médias pour changer l’imaginaire de la population non-banlieusarde. C’est-à-dire que pour changer l’avenir des cités, il faut changer les représentations et l’imaginaire autour des banlieues, autant dire que pour réussir à réaliser des choses comme celle-ci, cela relève de l’utopie. En effet, si les représentations changent, pour un employeur un habitant du 93 ne sera pas déconsidéré. Il y a aussi un travail énorme à faire sur l’école. On connait tous les inégalités que Bourdieu ou encore Boudon, entre autre, ont souligné et je pense qu’il faut s’appuyer sur ce genre de travaux pour pouvoir changer les choses. Cependant des fois je me

demande si de nouvelles émeutes pourraient changer les choses…


Un autre fait très important concerne la police. Certes, ils essayent de faire leur travail mais leurs comportements ne sont pas adaptés. Je vais prendre quelques exemples personnel, en plein après-midi avec un ami on marche dans ma cité pour aller au terrain de foot, la BAC (Brigade Anti-Criminalité), les policiers en civiles, passent à côté de nous en roulant très doucement, comme d’habitude, ils nous fixent on les fixes, et là un policier nous lâche : « Qu’est-ce que t’as boloss » puis accélère. Plusieurs solutions s’offrent à nous : Soit nous répondons mais nous finirons au poste, soit nous ne répondons pas à cette provocation, nous avons opté pour la deuxième solution. Autre situation, sur le parking de Rosny 2 en début de soirée, la BAC encore elle, en Ford Focus plaque 75, s’arrête pour un contrôle d’identité, comme d’habitude. Et là, une petite altercation éclate entre un membre de la BAC et un ami. Tout a commencé quand l’agent de la BAC lui a déclaré : « Toi j’aime pas ta gueule » ce qui n’a pas du tout plu à tout le monde donc certaine personne réponde, il colle sont front contre le front de Malik et dit : "Fais gaffe, je vais te pourrir, me fais pas chier sinon à chaque fois que je vais passer voir ta sale gueule dans ta cité, je vais te faire chier". Je sais ce que vous allez vous dire, oui les policiers sont les méchants et vous les gentils anges. Je ne dis pas que tous les policiers sont comme cela heureusement, mais ce genre de comportement est trop présent. En fait, je pense qu'il jo ue une sorte de « rôle », pour se montrer et faire comprendre qu'ils sont présent eux aussi dans la cité.

Et je confesse que certain jeune provoque mais cette provocation est en réponse à des situations d’injustices qu’on a tous vécu au moins une fois, même si certaine de ces provocations sont inutiles. De plus, c’est extrêmement usant de les voir en se levant le matin, voir passer la police municipale, l’après-midi la police national et voir plusieurs fois dans la soirée la BAC. Personnellement, je trouve que cette omniprésence policière est un élément d'une violence symbolique très présente dans les cités. Cette violence symbolique n'est pas forcément une violence physique, c'est une violence par les faits qui entretient l'environnement des cités, comme par exemple voir des voitures brûlées sur un parking, je trouve que c'est une violence symbolique qui frappe les esprits.

Je considère qu’une des particularités des cités de région parisienne et qui les distingue des cités plus « provinciales » c’est la confrontation directes avec les inégalités. Un seul après-midi aux Champs-Elysées pour voire la différence entre nous et le reste. Ou être  dans le métro 10 pour voir que nos parents ont du mal à payer un abonnement de téléphone tandis que d’autres ont un Ipad, un Ipod Nano et un Iphone...

J’aurai énormément de choses à dire mais il ne faut pas que l’article soit trop long. J’aurai une dernière chose à dire, les jeunes de banlieues sont une chance et l’avenir de la France, au lieu de nous dénigrer, il faudrait nous accepter…

 

M-C.

 

Marnaude-copie-1.JPG

En premier plan, la cité des Ma rnaudes. En second plan la cité du centre de Bobigny.

 

Banlieue.JPG

Ces deux photos peuvent montrer un peu le genre de paysage que cache le 93 et que je décrivais en début d'article.

1Je ne prétends pas être sociologue.

2Cf la photo en fin d'article de Nicolas Oran.

3Les prénoms ont été changés.

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 10:55

 

     Le terme « enfants des rues » désigne de façon générale les  enfants qui vivent dans et de la rue, au sein d’une ville. Ils ont  entre 3 et 18 ans.  Ces enfants n’ont pas le même rapport à la rue en fonction de leur situation familiale  mais aussi en fonction de la zone géographique ou ils résident. De nombreux enfants vivent et travaillent dans la rue avec leur famille. D’autres dorment chez leur famille mais travaillent toute la journée dans la rue. Certains enfants conservent des liens avec leur famille mais dorment plus souvent dans la rue que chez eux. Et enfin, pour la plupart ils dorment et travaillent dans les rues des grandes villes, sans aucun lien avec leur famille. Dans cette situations, les enfants ont fuient le domicile pour cause d’abus ou de violence.  En effet, environ 40% de ces enfants sont des sans-abri. Les autres travaillent dans la rue pour soutenir leur famille, mais ont un « logement ». La majorité des ces enfants sont des garçons mais le nombre de fille ne cesse d’augmenter d’année en année. Ces enfants sont issus le plus souvent de familles rurales souvent nombreuses. La plupart des enfants des rues vivent dans les pays en développement.

 

   Depuis quelques années cette définition s’est étendue aux enfants vivant en bande, pratiquant le vol, parfois armé et ayant recours aux drogues. Dans les rues, ces enfants sont confrontés à des dangers et des dérives qui leurs sont souvent fatals .Les dangers sont entre autres les maladies, les privations, les accidents et l’indifférence. De plus il ne faut pas oublier la précarité, la violence, les sévices sexuels et la drogue .Environ 90% des enfants de la rue consomment des substances psychotropes du type : médicament, alcool, drogue dure  (héroïne, cocaïne) et drogue douce (cannabis). Dans la plus part des pays en développement, la prostitution des enfants tant à se banaliser et devient la principale source de revenu pour ces enfants.

 

     Le nombre exact des enfants des rues reste inconnus. En effet, le recensement des ces enfants est difficiles et selon la définition les chiffres varient.  Mais selon l’Organisation des Nations Unies, 150 millions d’enfants vivent dans la rue soit un enfant  sur cinq. Ce nombre augmente chaque jour.  Les raisons pour lesquelles les enfants adoptent le mode de vie de la rue sont nombreuses, l’on peut citer : la guerre, la pauvreté, l’urbanisation, l’instabilité politique, les catastrophes naturelles, la désintégration des familles, les maladies telles que le Sida, l’insuffisance des revenus et la violence qu’elle soit physique, mental ou sexuelle.  

      

   Pour le 20e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, du 20 novembre  1989, l’UNESCO  (Organisation des Nations Unies pour l’éducation,  la science et la culture)  à mis en place la journée mondiale des enfants des rues.  Lors de cette journée, un prix spécial est attribué à une association   afin de  la récompenser pour ses actions en faveurs des enfants.  L’Unesco lors de cette journée,  incite  tous les pays membres à commémorer  et à agir pour la situation des enfants des rues. Un grand nombre d’association et d’organisation non gouvernemental luttent au quotidien pour la protection et en faveur des enfants des rues. Leur actions permettent aux enfants un accès à l’éducation, aux soins et les protègent. Cette journée est donc un moyen de mettre en avant leurs actions et d’informer l’opinion publique sur le calvaire de ces enfants.

 

  enfants-de-rues.jpg

Sarah Chelal 

 

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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 13:32

Le 8,9 et 10 aout à Hanoi une conférence internationale est organisé pour la commémoration du 50e anniversaire du début de l’utilisation de l’Agent orange par l’armée Américaine au Vietnam.


  Durant la guerre froide, de nombreux pays furent le théâtre de l’opposition entre l’Est (Union soviétique) et l’Ouest (Etats-Unis) dont le Vietnam. La Convention de Genève du 7 mai 1954 a divisé le Viêtnam en deux à partir du 17ème parallèle, au nord la République démocratique du Vietnam et au sud la République du Vietnam.

  La guerre du Vietnam dura de 1961 à 1975. Elle opposa la région du sud soutenue par les Etats-Unis à la région nord du Vietnam soutenue par l’Union soviétique. Le conflit débuta par une guerre civile. Le 11 décembre 1961, le conflit devient international avec la première intervention américaine au Vietnam. Dès 1965, les premiers raids aériens américains ont lieu sur le Vietnam du nord. Au fil des années, la guerre s’enlise et les exactions commises par l’armée américaine choquent l’opinion publique. Le 27 janvier 1973, les accords de Paris sont signés entre le les Etats unis, le Vietnam Nord et le Vietnam Sud. Cet accord prévoyait la fin des hostilités et le retrait des troupes américaines. Malgré cet accord les combats continuèrent. Il faudra attendre la prise de Saigon et sa capitulation le 30 Avril 1975 pour que la guerre du Vietnam touche à sa fin .Le Vietnam fut officiellement réunifié en 1976. Le bilan de cette guerre fut tragique : Le 3 avril 1995 le Vietnam a annoncé qu’un million de combattants communistes et plus de quatre millions de civiles ont trouvé la mort durant ce conflit.

 

  Lors de ce conflit, les Etats-Unis ont utilisé de nombreuses armes aux effets dévastatrices. En effet, entre 1961 et 1971, des herbicides comme l’Agent orange et des défoliants chimiques furent utilisés en tant qu’armes militaires (et ce, malgré le protocole de Genève de 1925 interdisant l’utilisation d’armes chimiques). Les herbicides, dont l’Agent orange, furent utilisés par l’armée américaine dans le but de détruire les forêts et les cultures alimentaires dans les zones contrôlées par les communistes. Ce gaz était préparé par les multinationales à base d’une substance chimique toxique : la dioxine. . L’agent orange, le plus connut, contenait de l’acide trichlorophénoxyacétique et de la dioxine qui est un produit chimique capable de provoquer des mutations génétiques. Plus de 80 millions de litres de défoliants non dilués ont été répandus sur le Vietnam entre 1961 et 1971.

 

   Aujourd’hui, à l’approche du 50ème anniversaire de l’utilisation de l’Agent orange, plus de 2 millions de Vietnamiens subissent encore les conséquences de l’utilisation de cette arme chimique illégale. Les conséquences sanitaires sont des malformations congénitales, des cancers et des handicapes physiques et mentaux. La conséquence écologique s’étend sur des millions d’hectares de foret. En effet, l’Agent Orange a provoqué l’extinction de la faune et de la flore, la désertification et l’érosion des sols.

agent_orange1.jpg  Enfants victimes de l'Agent orange 

 

Sarah Chelal 

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 19:46

 

 

   travail-des-enfants.jpg

 

Le travail des enfants est défini par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), comme «  l'ensemble des activités qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité, et nuise à leur scolarité, santé, développement physique et mental ».

 

Cette définition fait référence aux travaux dangereux, aux activités qui compromettent leur éducation ou les contraignent à abandonner prématurément l'école. Ces enfants passent des journées excessivement longues en essayant tant bien que mal de travailler tout en continuant leur scolarité.
Cette situation est souvent liée à des conditions de vie extrêmement dures, les enfants sont séparés de leur famille, abandonnés, sans-abri, exposés à de grands risques ou réduits en esclavage.

 

La première convention de l'OIT sur le travail des enfants, convention numéro182 relative « aux pires formes de travail des enfants » fut ratifiée en 1999 par173 pays dont le Vietnam, la Mongolie et la France. L'objectif à terme de cette convention est l'élimination effective du travail des enfants.

 

D'autre convention ont été mis en place, comme la numéro138 sur l'âge minimum légal pour travailler ratifiée par 158 pays.
Pour le Vietnam (ratification le 24 juin 2000), il est de 15 ans. La Mongolie n'a pas ratifié cette convention.

En 2002, l'Organisation Internationale du Travail lance la première journée mondiale contre le travail des enfants. L'instauration de cette journée a pour but la mise en lumière de la situation dans laquelle se trouvent des centaines de millions de garçons et de filles à travers le monde. Ces enfants sont obligés d'exécuter des taches qui sont une violation de leurs droits les plus fondamentaux comme le droit à la liberté, à l'éducation, à la santé et aux loisirs.
La moitié de ces enfants travaille dans les pires conditions qui soient, dans un environnement dangereux, en situation d'esclavage ou sous d'autres formes de travail forcé.
Ils peuvent être amenés à participer à des activités illicites comme le trafic de drogue, la prostitution ou encore la participation dans les conflits armées non internationaux.

 

Cette journée représente une opportunité pour accroitre les aides gouvernementales et non gouvernementales envers la protection de l’enfance, et une médiatisation de cette situation.


Sarah  Chelal

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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 10:36

 

     Pendant 22 ans, la région du Darfour située à l’ouest du Soudan fut le théatre du premier génocide du XXI siècle . Entre conflit ethno-racial, politico- religieux, conflit coloniale et convoitise dut à son pétorle, le darfour commence à entrevoir le terme du conflit le plus long du continent Africain . En juillet 2011, la région du Darfour fetera son indépendance officielle .Cependant, tout reste à faire, c'est le début d'un long chemin vers la création d'un Etat libre et indépendant .

 

    Tout comme son génocide passé sous silence, son indépendance n’éveille ni considération, ni réflexion de la part de l’Occident . Cette indépendance soulève de nombreuses questions quant à l’avenir de ce nouvel Etat . Son existence sera-t-elle légitimé par la communauté internationale ? Quel système politique,économique et sociale adoptera le Darfour ? Quel aménagement du territoire ? Cette région au condition naturelle très difficle (aridité, sécheresse) a connu le génocide le plus meurtrier de l’époque comptemporaine .

  

    Depuis févirier 2003 (début du génocide ), 2 millions de personnes ont trouvé la morts, 4 millions de personnes se sont exilées.Cette région était la proie d’un génocide de la part de milice ( les Janajwid1) dilligentée et armée par le gouvernement soudanais . Trois tribus principales peuplent la région du Darfour : Les fours ( qui ont donné leur noms au Darfour ), les Masalits et les Zaghawas . Les causes de la guerre sont nombreuses . L'on peut citer comme causes originelles, un phénomène de sécheresse dans tout le Sahel qui entraina des mouvements de population, une explusion démocratique ( la population à doublé en 20 ans) et la découverte de ressource pétrolière qui suicite les convoitisent . La cause majeur reste le régime Soudanais . En effet, ce pays est vaste et mal unifié, le pouvoir central a négligé les peuples des régions situées à la périphérie du Nord . En Avril 2004, le premier cesser le feu est prononcé . Suite à son non respect, en Aout 2004 les premiers soldats de l'Union Africiane2“l'AMIS” arrivent .Suite à une enquete des Nations Unis ( en janvier 2005), une résolution de l'ONU permet de traduire les criminels devant la Cour Pénale Internationale . En Aout 2006, Les Nations unis approuvent le déploiement d'une force de 20 000 casques bleus mais le gouvernement  refusa . En juillet 2007, le Conseil de sécurité de l'ONU vote le déploiement d'une force hybride Union Africiane-ONU de 26000 Hommes . Le référundum sur le statut du Darfour a débuté le 9 Janvier 2011.Ce référundum porte sur l'auto-détermination dans un délai de 6 mois.A l'issue de ce référundum, 90% des Soudanais ont voté en faveur de l'indépendance du Darfour .

 

   Une victoire qui met fin démocratiquement à ce conflit, néanmoins le chemin reste encore long : de la création d’un gouvernement, l’emission d’une nouvelle monnaie jusqu’à la construction de routes, d’écoles, de structures sanitaires .Les enjeux sont considérables . Cette région possède un atout considérable l'or noir : le prétrole .Cette ressource naturelle peut constituer un levier pour son développement (en association avec un bon système agraire) . A l’inverse, elle risque de constituer un « cadeau empoisonée » , créant de plus en plus de convoitise.Le risque serait le développement d'une mains mise de l'Occident sur le pétrole faisant du Darfour une simple “colonie” des Etats les plus riches du monde . La collaboration diplomatique et économique avec leur ex-bourreau et nouvelement État voisin sera sans doute incontournable .Pour cela l'Etat Soudannais devra etre juger pour génocide et pour crime contre l’humanité ( Mandant lancée en 2005 par le Cour pénale internationale ).

 

   Ces multiples enjeux appellent des Hommes du peuple mais aussi un soutient neutre de la part des Organisations inter-gouvernemantales et des Organisations non gouvernementales spécialisées dans le développement . Le plus gros enjeu reste  la formation d’un Etat unis et surtout un modèle de société prenant en compte les différences sociétales et culturelles des 600 tribus constituant ( soit six millions de personnes ) le Darfour .



    Un espoir s’ouvre pour le peuple, aidons les pour un développement sain et égalitaire afin d’éviter que l’histoire ne se répette encore …

 

 

1 Selon la définition des Nations unies, les Janjawids sont des criminels se revendiquant comme arabes, bien qu’étant souvent d’origine Baggara. Depuis 2003, ils sont parmi les acteurs principaux du conflit sanglant au Darfour, qui oppose la population arabisée du Soudan aux musulmans non-arabes de la région.

 

2Union africaine (UA) est une organisation d'États africains créée en 2002, à Durban en Afrique du Sud, en application de la déclaration de Syrte du 9 septembre 1999. Elle a remplacé l'Organisation de l'unité africaine(OUA). La mise en place de ses institutions (Commission, Parlement panafricain et Conseil de paix et de sécurité) a eu lieu en juillet 2003 au sommet de Maputo au Mozambique.

 

 

  Chelal Sarah 

 

  darfour.jpg

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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